Maroc – Un petit bout d’Alsace à Casablanca

À Casablanca, un petit bout d’Alsace vit à sa façon, loin des colombages et des marchés de Noël. Depuis trois ans, une quarantaine d’Alsaciens se sont identifiés dans la ville. Tous ne se connaissent pas, mais ils se retrouvent régulièrement autour d’événements qui rythment l’année. Et si le noyau actif reste d’une vingtaine de participants, la constance des rencontres crée un fil invisible qui relie chacun à l’autre.

Des rendez-vous chaleureux. Les événements sont à la fois simples et symboliques. La Saint-Nicolas – l’incontournable moment de l’hiver, entre sourires et traditions pour faire rêver petits et grands. L’Alsace Fan Day – une journée rouge et blanc sous le soleil casablancais, pour célébrer l’Alsace. Des after works et dîners – des rencontres plus informelles, parfaites pour échanger. Galette des rois – Moment familial et gourmand, célébré cette année le 25 janvier 2026.

Un réseau vivant et solidaire. Ces occasions permettent de mêler les parcours, les métiers et les histoires de vie différents. Certains participants sont installés depuis longtemps, d’autres découvrent encore la ville et ses codes. Certains sont venus pour le travail, d’autres pour suivre un conjoint ou tenter l’aventure. Ce mélange crée une énergie singulière, faite d’entraide, de conseils et de discussions prolongées autour d’un café ou d’un verre. Mais le groupe ne se limite pas aux rencontres physiques. WhatsApp et les échanges en ligne permettent de partager recettes alsaciennes, bonnes adresses, idées de sorties, conseils pratiques et coups de main.

Des rencontres pour tous. Les réunions se déroulent à domicile ou dans des lieux publics, dans des restaurants appréciés de Casablanca ou sur des rooftops. Elles s’adressent autant aux parents qu’aux enfants. Ces moments sont l’occasion de créer des souvenirs communs, de transmettre des traditions ou simplement de profiter d’instants conviviaux où chacun trouve sa place. Le groupe est encore au début de son histoire. Mais l’ambition est claire : améliorer les rendez-vous, multiplier les moments de partage et expérimenter des ateliers de recettes traditionnelles à cuisiner ensemble, pour petits et grands.

Être Alsacien à Casablanca. Être Alsacien à Casablanca ne signifie pas reproduire l’Alsace. Il s’agit de porter un bagage commun — valeurs, humour, références partagées — et de le déployer dans un contexte nouveau. La ville impose sa densité, sa rapidité et son imprévisibilité. Les participants s’y adaptent, ajustent leur rigueur, leur franchise et leur exigence sur la qualité, sans se trahir. Au fil des réunions, des fêtes et des conversations, se tisse un réseau vivant qui apporte plaisir et soutien à chacun. Il permet de partager ce qui fait sens et de se reconnaître dans une ville qui ne laisse personne indifférent. À Casablanca, l’Alsace ne se limite pas aux souvenirs. Elle se vit, se construit et se partage !

Elise Ruhlmann

Belgique – Le Meilleur de l’Alsace du Vin à Bruxelles

Bruxelles a vibré au rythme des terroirs alsaciens fin 2025, lors de la 4ᵉ édition de Made-in-Elsass. Ce salon unique en son genre, exclusivement dédié aux vins d’Alsace en biodynamie et nature, a réuni 21 vignerons parmi les plus engagés et qualitatifs de la région. Leur credo : une viticulture vivante, respectueuse de l’environnement et porteuse de sens. Parmi eux, des noms emblématiques tels que Beck-Hartweg, Philippe Brand, Catherine Riss, Emile Beyer, Exeterra, Ferme des 9 chemins, Kaes, Hurst, Kamm, Kleinknecht, TackGlou, Léonard Dietrich, Funambulles, Lindenlaub, Lissner, Louis Maurer, Muller-Koeberlé, Neumeyer, Olivier Carl, Léo Dirringer et Tempé. Tous ont fait le déplacement pour partager leur passion et leurs cuvées d’exception.

Pendant deux jours, plusieurs centaines de professionnels et amateurs éclairés ont pu déguster, échanger et acheter des vins au sommet de l’appellation, dans toute la diversité des terroirs et des cépages, dans une ambiance chaleureuse et festive.

Un moment fort : le dîner-choucroute solidaire du samedi soir, élaboré à partir de produits bio et artisanaux (chou de la ferme Frieh, munster de la Ferme des Pensées Sauvages, charcuteries de Thierry Schweitzer…). Cette initiative a permis de financer et servir 200 repas pour les sans-abris du quartier des Marolles, illustrant l’esprit de partage qui anime l’événement.

Dans un contexte où le secteur viticole traverse une crise, notamment pour les gros acteurs en ‘conventionnel’, Made-in-Elsass apparaît comme un rayon de soleil. « C’est un salon d’où l’on ressort avec le plein d’énergie », confiaient plusieurs vignerons, convaincus que la voie qu’ils ont choisie – biodynamie et vinification naturelle – est non seulement viable, mais essentielle pour donner du sens à leur métier.

Les visiteurs ne s’y sont pas trompés : « Quelle qualité et quelle diversité dans ces vins ! » ou encore « Bien plus qu’un salon, un lieu de rencontres et de partage », pouvait-on entendre dans les allées. Rendez-vous est déjà pris pour la 5ᵉ édition en 2026.

 

La St Nicolas à l’hôpital des enfants 

Saint Nicolas, c’est pour tous les enfants, surtout pour ceux que la vie n’a pas épargnés. 

En tournée avec Saint Nicolas à l’étage des enfants malades de l’hôpital Saint Pierre à Bruxelles. Distribution de pains d’épices ‘made in Alsace’ offerts par l’APA. Ce n’est pas grand-chose, mais de les voir sourire, c’est déjà beaucoup… 

 

 

Rémy Bossert, président

Canada – La magie de l’Alsace au Village de Noël de Montréal

Tout comme les dernières années, il a fait très beau pour notre réunion des amis de l’Alsace au vignoble Kobloth ce dimanche 28 septembre.

Une tradition bien ancrée
La présence du chalet alsacien au Village de Noël de Montréal, installé à côté du marché Atwater, est désormais devenue une belle tradition. Et cette année encore, la magie était au rendez-vous. Cerise sur le gâteau : la neige s’est invitée à la fête. De gros flocons lourds sont tombés, offrant un décor féerique et un réalisme digne des plus beaux Noëls alsaciens.

Les préparatifs, entre passion et grand froid
Dès le mercredi, veille de l’ouverture, un petit lutin alsacien, Étienne, accompagné d’Isabelle, notre Maman Noël des Alsaciens de Montréal, ont ressorti guirlandes, nounours et décorations pour habiller le joli chalet de bois. Une mise en beauté réalisée dans un froid que l’on pourrait qualifier, sans exagérer, de véritable « froid de gueux ».

Un froid polaire, des cœurs bien au chaud
Jeudi 5 décembre, le mercure chute brutalement. Un vent d’Est cinglant s’est levé durant la nuit et le ressenti atteint les –26 °C ! Mais malgré ces conditions extrêmes, les cœurs sont chauds et l’enthousiasme intact. L’équipe de bénévoles est fière de présenter au public les bredele faits maison, les produits Fortwenger (Gertwiller), les cœurs en Kelsch de Christiane Koch (Gertwiller), les décorations en bois de Muriel Schumacher (Nothalten), des emporte-pièces, les torchons aux couleurs de l’Alsace de MDS de Duttlenheim, et bien sûr les Mannele et Kougelhopfs de Paul Meyer, des 3 Patapoufs à Montréal.

L’Alsace à l’honneur
Pendant quatre jours, l’Alsace a rayonné au cœur du Village de Noël. Les sourires et les regards émerveillés des visiteurs, découvrant ces trésors made in Alsace, ont largement récompensé les efforts de chacun.

Moments forts et traditions partagées
Le vendredi soir, la traditionnelle knack party a réuni les habitués. Malgré la tempête de neige et le froid mordant, ils sont venus nombreux pour partager un moment convivial et échanger autour de leur attachement à l’Alsace.
Le samedi, Saint Nicolas Alsacien a parcouru les allées du marché, distribuant bonbons et encouragements aux enfants, au grand bonheur des petits… et des grands.

Un immense merci aux bénévoles
Un immense merci à Henri, notre bénévole Saint Nicolas, ainsi qu’à l’ensemble des bénévoles qui ont préparé avec amour de savoureux bredele et accueilli les visiteurs avec une bonne humeur communicative. Malgré un froid glacial, ce sont plus de 15 000 visiteurs qui ont été accueillis en seulement quatre jours.
Sans l’engagement et la générosité de chacun, rien de tout cela ne serait possible.

Fabien Kuntzmann, président