L'UIA
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28ème Journée Annuelle - 1er août 2009 à Riquewihr
Revue de PresseRiquewihr / Union internationale des AlsaciensAlsaciens de coeur et d'ailleurs Près de 130 Alsaciens éparpillés entre la Grèce et la Guinée, la Chine et les États-Unis, se sont retrouvés hier à Riquewihr pour la 28e journée de l'Union internationale des Alsaciens (UIA). François Brunagel, président depuis 21 ans, a cédé la place à Gérard Staedel (voir ci-dessous).
Certains risquent l'insolation mais Michèle Leonidopoulos est habituée. Elle vit depuis 32 ans à Athènes et préside l'Amicale des Alsaciens de Grèce. Elle est née à Madagascar, a grandi à Paris mais sa grand-mère maternelle était Alsacienne. « Lorsque j'ai découvert l'association il y a trois ans, tout vibrait, tout m'intéressait. Aujourd'hui je m'y implique tant que je me sens Alsacienne à bien plus de 25%. »
Comme beaucoup des 130 expatriés présents, Michèle est « rentrée au pays » spécialement pour cette journée. Présentation historique de Riquewihr, de ses atouts touristiques et viticoles, dégustation de crus locaux, repas, puis visite de la ville... « On s'amuse, on est bien, on est Alsacien », résume Michèle, pour qui l'association permet de « recréer l'Alsace chez nous ».
L'Alsace, un « précurseur » Le "chez-nous" d'Alain Pfeiffer est aussi à l'étranger. Ce natif de Saverne a vécu dix ans en Afrique, sept ans en Asie et cinq ans à Bucarest où il a créé l'Association pour la promotion de l'Alsace en Roumanie (APAR). Dans 15 jours il rejoindra l'Inde, où aucune association d'expatriés n'existe encore. « Il faudra en créer une », promet ce futur directeur de la Société générale à Bombay. « L'UIA est un réseau informel très important. Nous pourrions faciliter les investissements et même l'exportation de biens et de services alsaciens en Inde. »
Créée en 1981, l'UIA rassemble près de 2 000 Alsaciens dans plus de 110 pays. Elle fédère aussi 27 associations ou délégués dans 18 pays, « presque quatre fois plus qu'il y a 20 ans », remarque François Brunagel. Expatrié en Belgique, il a présidé l'Union pendant 21 ans avant de céder la place hier. « J'ai observé au fil des ans une affirmation du rôle des régions françaises à l'étranger. La France est un concept abstrait mais quand on parle d'Alsace, de Bretagne ou de Corse, on donne un visage à la France », explique-t-il.
Pour l'ancien président, l'Alsace a été un « précurseur » de ce mouvement, notamment grâce à l'UIA. « Voir aujourd'hui un banquier de Bombay discuter avec un chef de chantier à Singapour ou un viticulteur de Californie, tous Alsaciens, c'est ma plus belle récompense. » Anne Andlauer DNA - Dimanche 2 août 2009  Des Alsaciens de 22 pays différents ont passé la journée ensemble à Riquewihr et dans ses musées. (Photo DNA)
Entretien / Gérard Staedel, nouveau président de l'UIA
« L'Alsace, la région la mieux représentée à l'étranger » Gérard Staedel, natif de Durrenbach expatrié à Francfort, est le nouveau président de l'Union internationale des Alsaciens. Il remplace François Brunagel, qui l'a fondée. Le succès de l'UIA tient selon lui au « caractère » de ses compatriotes régionaux, « qui aiment se retrouver et s'associer ».
Entretien. DNA : Quand et comment avez-vous rejoint l'UIA ? - Je dirige depuis 1992 le Crédit mutuel de Francfort et suis vice-président de l'UIA depuis 10 ans. J'ai créé dès mon arrivée le club des Alsaciens de Francfort, dont je suis toujours président. J'ai ensuite fondé ceux de Stuttgart et Munich. Nous sommes en train de finaliser Berlin et Hambourg. J'ai aussi fondé le Club des Alsaciens-Freunde des Elsass (CAFE). Depuis 15 ans, nous organisons à Francfort une semaine alsacienne pour présenter nos produits et nos traditions. - Pourquoi avoir fédéré les Alsaciens d'Allemagne dès votre première année là-bas ? - Quand on arrive dans un pays étranger, on ne connaît personne. Il faut se faire son réseau. Je connaissais une personne à Francfort, un Alsacien installé depuis 30 ans. Lui-même connaissait cinq ou six Alsaciens. Nous nous sommes réunis et avons envoyé une lettre à tous les expatriés par l'intermédiaire du consulat. Dès le début, plus de 150 Alsaciens sur place ont souhaité nous rejoindre. - Vous sentez-vous d'abord expatrié français ou alsacien ? - L'un n'empêche pas l'autre. Nous sommes d'abord des Français à l'étranger mais nous tenons aussi beaucoup à notre région. Elle est particulière, singulière. Nous avons rencontré des Bretons qui ont aussi essayé de monter une association mais ça n'a pas fonctionné. L'Alsace est certainement la région française la mieux représentée à l'étranger. J'explique cela par le caractère des Alsaciens qui aiment la convivialité, la fête, se retrouver, s'associer. Ces valeurs-là sont peut-être plus ancrées chez nous qu'ailleurs. - Quel bilan tirez-vous de l'action de l'UIA depuis sa création ? - L'UIA est forte d'une trentaine d'associations dans une vingtaine de pays. Ces dix dernières années, leur nombre a été multiplié par deux et par presque quatre depuis 20 ans. L'UIA grandit et peut se permettre de regarder l'avenir avec ambition. - Que souhaitez-vous accomplir à sa tête ? - J'ai déjà engagé trois pistes de réflexion. La première est de créer des passerelles entre l'Alsace et certains pays (la Macédoine par exemple), au lieu de ne créer que des associations d'Alsaciens expatriés. Je souhaiterais aussi développer des synergies avec d'autres partenaires régionaux actifs à l'international (offices de tourisme, chambres de commerce, etc.) Enfin, je voudrais agrandir notre cercle de partenaires, notamment avec les entreprises car notre réseau peut leur servir de relais à l'étranger. L'international est un univers grisant, où rien n'est impossible avec de la volonté. » Propos recueillis par Anne Andlauer DNA - Dimanche 2 août 2009  Gérard Staedel, 56 ans, a été vice-président de l'UIA pendant 10 ans avant d'en prendre la tête hier. (Photo DNA)
Nouveau président pour l’Union internationale des Alsaciens L’UIA (Union internationale des Alsaciens) a, depuis hier, un nouveau président en la personne de Gérard Staedel, qui succède à François Brunagel. Élu hier à Riquewihr où s’est tenue la 28 e Journée annuelle de l’association, Gérard Staedel, 56 ans, dirige l’agence du Crédit Mutuel-CIC à Francfort-sur-le-Main, capitale du Land de Hesse. Par ailleurs président-fondateur du Club des Alsaciens de Francfort (130 adhérents), il envisage de donner davantage de visibilité à l’UIA, association qui peine encore à être connue, y compris en Alsace : « Il me semble important de créer des synergies locales, avec l’aide des Alsaciens installés à l’étranger. Je pense notamment au Chili ou encore à la Macédoine ». Autre piste sur laquelle le président veut travailler : la multiplication des « rencontres avec les adhérents pour les inviter à faire la promotion économique et touristique de l’Alsace ». Toujours dans le domaine économique, son dada, Gérard Staedel souhaite également initier des partenariats avec les entreprises alsaciennes. « Seules une dizaine d’entreprises sont membres de l’UIA. Sans vouloir faire les représentants de commerce, nous avons un rôle de relais à jouer sur place pour aider éventuellement les entrepreneurs » à mieux comprendre et percer les marchés locaux
 Gérard Staedel a été élu président de l’UIA – Photo J-D Kientz Journal L'Alsace - Dimanche 2 août 2009
Alsaciens de l’étranger « Nous semons de la sympathie »Les Alsaciens de l’étranger se retrouvent aujourd’hui. Ils se veulent ambassadeurs de la région dans le monde.
La 28 e journée annuelle de l’UIA (Union internationale des Alsaciens) a lieu aujourd’hui, à Riquewihr. Plus de 150 représentants d’une trentaine de pays prennent part à cette assemblée générale. François Brunagel, chef du protocole au Parlement européen à Bruxelles, s’apprête à céder le poste de président qu’il occupe depuis 21 ans, après avoir été délégué général durant 7 ans.
À quoi s’occupe l’UIA ? Ce sont des Alsaciens qui vivent à l’étranger ou y ont vécu, essentiellement des cadres moyens et supérieurs, mais aussi des employés du tourisme et de l’hôtellerie. En 28 ans, nous avons forgé un réseau de compétences et d’expériences. Nous sommes la dimension citoyenne de la promotion de l’Alsace à l’international, en complément des organismes officiels comme Alsace international, les offices de tourisme, les chambres de commerce. De quelle manière ? Les associations membres de notre fédération, soit un millier d’adhérents, apportent leur enthousiasme, leur créativité, en organisant diverses manifestations. Nous sommes tout sauf un réseau de nostalgiques. Nous témoignons aussi auprès des responsables alsaciens des meilleures pratiques à l’étranger, par exemple sur la réorganisation territoriale, comme aujourd’hui, lors de la journée des présidents d’associations. Quel est votre bilan ? Nous avons triplé le nombre d’adhérents. Le conseil régional nous reconnaît comme un partenaire et subventionne nos activités à hauteur de 36 000 € en 2009, ce qui représente la moitié de nos budgets. La région française la mieux représentée dans le monde, c’est l’Alsace. Nos bénévoles effectuent un travail d’image au quotidien. On ne peut pas mesurer les résultats en termes économiques : nous semons de la sympathie.

François Brunagel quitte la présidence de l’UIA (Union Internationale des Alsaciens), qu’il a fondé à Colmar, le 5 septembre 1981. Photo Catherine Chenciner. Journal L'Alsace - Samedi 1er août 2009
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